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Ecrit par Salva, le 12 juin, 1990 Ce fut le 1er juillet 1990 !

Ecrit par Salva, le 12 juin, 1990
Ecrit par Jean RIBOT, le 12 juin, 1990 Le 15 avril 1990

Piquet, Simean, Doulaud André, Estelon, Beranger, Fidani
Ecrit par Jean RIBOT, le 12 juin, 1990 Article paru en janvier 1990
Le Mémorial aux raseteurs mortellement blessés en piste

 


Ecrit par Jean RIBOT, le 12 juin, 1990 Ce fut à Lunel le 28 octobre 1990

Ecrit par Jean RIBOT, le 12 juin, 1990 Ce fut à Lunel le 28 octobre 1990

Ecrit par Jean RIBOT, le 12 juin, 1990 Ce fut le 20 octobre 1990 à Plan d’Orgon

Ecrit par Jean RIBOT, le 12 juin, 1990 Ce fut le 20 décembre 1990

Ecrit par Jean RIBOT, le 9 mai, 1990 Il était né en 1935 à Aigues-Vives, un des hauts fiefs de la bouvine, et après s’être amusé aux emboulés comme beaucoup des garçons de son âge, au retour de l’armée, à 20 ans, il revêt la tenue blanche et se ‘trouve en piste avec Léo Dupont, Pradera, Albuisson, Pierre Granier, Félix Castro, Maurice Lansac et Norbert Geneste, puis avec Soler, Pascal, San Juan, Canto et encore César, Marchand, Rinaldi, Jacky Bouchité et bien d’autres encore, et cela pendant les vingt années où il va affronter avec cran, efficacité et succès tous les grands cocardiers du moment. Il lui faudra s’imposer pour se faire un palmarès. Robert Espaze y parviendra et se hissera et se maintiendra dans l’élite des As du crochet.
Dans les arènes, c’était l’époque de Gandar de Blatière, de Cosaque de Lafont, d’Evêque et Régisseur des frères Raynaud, de San Gillen de Nou de la Houpelière, de Lopez de Thibaud, de Fourmigo de Ricard, de Tigre de Laurent, de Petit Loulou d’Aubanel et de quelques autres de grand talent.
A son palmarès, où Trophées et Coupes ne dépassaient pas la centaine comme de nos jours, deux très belles victoires à la Palme d’Or en 1960 précédant Roger César et en 1961 précédant André Soler, une deuxième piace en 1964 derrière le Salonnais.
Il sera également vainqueur du Gland d’Or toujours à Beaucaire en 1960, de la Marguerite d’Or la méme année — c’était celle de la création de cette épreuve — et terminera en deuxième position à deux reprises en 1961 derrière Lansac et en 1963 précédé par Jacky Bouchité et triomphera au Gland d’Or à Saint-Gilles en 1969.
Il se classera à la Cocarde d’Or avec une place de dauphin en 1964 avec 9 points, le vainqueur étant ce jour-Ià encore Dédé Soler avec 13 points et une troisième en 1968 où à l’arrivée trois hommes étaient dans un mouchoir. Le vainqueur : Jean-Claude Fabre (11 points), Robert Marchand (10) et Robert Espaze (9).
Quant au Trophée des As, deux belles places d’honneur en disent long sur sa valeur et le rôle important qu’il a joué dans toutes les pistes.
1961 et 1964 : deuxième, chaque fois Soler alors au summum de sa carrière, fournissant le vainqueur. Ajoutons un troisième rang en 1963
1er: Soler,
2ème: Pascal.
D’autres succès complètent ce palmarès que beaucoup de raseteurs voudraient avoir : Trophée du Moulin à Fontvieille en 1957 et coupe à Mauguio, etc…
Lui aussi la corne ne l’a pas épargné, les plus graves blessures étant celles infligées par Marin de Lafont à Aigues-Mortes, par Fourmigo de Ricard à Arles, par Bajan de Lafont.
Robert Espaze laissa le crochet avant d’atteindre la quarantaine, fit quelques temps tourneur et quitta bientôt definitivement la piste.
Sans être jamais une super vedette, Robert Espaze restera dans la mémoire des afeciouna comme un grand raseteur dont le nom ne s’oubliera pas.
Le mercredi 8 aoùt 1990, très nombreux étaient les gens de bouvine qui l’ont accompagné au cimetière d’Aigues-Vives avec la présence de nombreuses personnalités du monde taurin, d’anciens raseteurs, ses compagnons de piste et sur la tombe, Antoine Giniès, avec beaucoup d’émotion, lui adressa un hommage bien mérité.

Ecrit par Jean RIBOT, le 9 mai, 1990 Un article de R. HERAUD
De par son mariage, il y a vingt cinq ans, Robert Espaze est devenu à Vendargues citoyen d’adoption.
Robert Espaze est né en 1935 à Aigues-Vives; tout jeune il a eu la passion des taureaux, et comme beaucoup, allait s’amuser dans des plans de villages. A 18 ans, il s’engage dans l’armée, et à 20 ans lorsqu’il revient, il « se met dans le bain » avec ses collègues Dupont, Granier, Pradera, Albuisson, Geneste, F. Castro, le regretté Maurice Lansac, et beaucoup d’autres, il commença à s’affirmer car il fallait bien se faire une place parmi l’élite du crochet du moment.
Les Fidani, Volle finissaient ; les Douleau tenaient encore avec Falomir trop prématurément arrêté, et les Soler, Pascal, Canto, San Juan commençaient à former le Poker d’As comme on les a appelé ; sans oublier César, Marchand, Rinaldi, Jacky Bouchite, Rinas, etc… Et bien d’autres qui méritent aussi d’être nommés, mais que l’on nous excuse.

C’était une période où l’on voyait pas mal d’animations et de confrontations passionnées, car il existait aussi des cocardiers de grande valeur tels que Régisseur et Evêque des Raynaud, le prestigieux Cosaque de Lafont; Gandar, Mécano de Blatière, Fourmiguo de Ricard, Sangar de Laurent, Malige et les autres qui formaient la royale Rébuffat, et de nombreux autres.
Partout, aussi bien en Provence qu’en Languedoc, dans toutes les pistes, Robert Espaze tenait une place très honorable parmi les meilleurs. Ainsi il fut dés premiers au Trophée des As ou à la Cocarde d’Honneur Ricard ; il remporta la Palme d’Or en 1959 et 1960, enleva pas mal de coupes dont celle du Moulin de Daudet à Fontvieille ; à Mauguio aussi ; la Coupe Midi-Libre à Nîmes, le Gland d’Or à St-Gilles, deux fois la Marguerite d’Or, et autant de Trophées qu’il a remportés avec cran, simplicité et modestie.
Bien sûr, dans ce domaine il y a toujours le revers de la médaille, et après ces joies et satisfactions, il a payé aussi de sa personne par des blessures. Les plus graves ont été celles infligées par Marin de Lafont à Aigues-Mortes à l’anus, une cornada par Fourmiguo de Ricard à Arles, et Bajan de Lafont à Vendargues le blessa à la cuisse. Ce furent les plus importantes. Cela ne l’empêcha pas de continuer, et il s’arrêta à l’âge de 39 ans ; pratiqua un peu comme tourneur et termina sa carrière en s’occupant de l’école taurine de Mauguio.
Que pense-t-il de la situation actuelle des courses d’aujourd’hui ? (1990 NdR)
Et bien que souvent certains hommes avec les engagements qu’ils ont, devraient mieux honorer le public qui paye, et qui mérite un peu plus d’égard de leur part. Car ce public bon enfant, est facilement satisfait mais demande tout de même un peu de reconnaissance, ce qui n’est pas incompatible avec l’évolution des temps, comme certains le prétendent.

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