Archives

Ecrit par Fabienne, le 26 novembre, 2014

Bienvenue sur le site des Anciens Razeteurs !

Entreprises, bars, restaurants, clubs taurins, artistes ou autres, ce site peut assurer la promotion
de vos activités en insérant soit à l’année votre carte de visite dans son en-tête,
soit en publiant chacune de vos manifestations pendant une semaine.

Pour cela il vous suffirait de prendre la carte du Club pour 20 €
Cela pourrait vous aider vous, et nous permettrait de nous autofinancer.
Martel
x
BarHalles  Chez-le-Chat-Opt2

Logo

 Avec nous, vous pourrez suivre la vie et l’activité de l’Association

qui oeuvre pour vivre et transmettre la Fe de Biòu !

<== Vous pouvez consulter parmi nos dix derniers articles en cliquant sur un titre dans la colonne de gauche…

Ecrit par Salva, le 17 mai, 2020

1987: Despedida de Raymond Siméon

Ce fut dans les arènes de Pérols, le dimanche 8 novembre 1987 après 16 ans de crochet.

x

Ecrit par Salva, le 2 mai, 2020

L’origine de l’amicale des raseteurs

Article écrit à partir d’un vieil article – non signé – paru dans « La Bouvino » en 1987

 

L’origine de l’amicale des raseteurs ? une cornada du Sanglié.
==============
Dimanche 7 décembre 1986 a eu lieu la réunion annuelle de l’Amicale des raseteurs.
Saviez-vous que Charles Gleize, son créateur, aurait eu 100 ans cette année 1987 ?
Charles Gleize 1886-1952 rasetait dans les années 1920.
A la suite d’une grave blessure, infligée par le Sanglé, il dut passer 2 mois à l’Hôpital de Beaucaire, laissant son épouse et sa fille sans ressources, aucune assurance, aucun secours mutuel n’étant prévus.
Aussi quelques années plus tard, Charles Gleize décide, avec ses amis, de fonder une amicale destinée à secourir les raseteurs blessés.
Notre homme, qui deviendra tourneur de Claude Bouterin, puis pour Jullien Rey, il est alors propriétaire du Chalet des Arènes, lieu de rendez-vous des tenues blanches de l’époque.
Les raseteurs y venaient pour se changer avant les courses et pour encaisser leur paie. « Il y avait des taureaux presque tous les dimanches à Beaucaire, à ce moment-là »se rappelle avec nostalgie Madame Malaterre fille de Charles Gleize.
C’est d’ailleurs lui qui organise les courses, il a pris la succession du « cabot » le créateur de la Palme d’Or, à la tète de des arènes de Beaucaire, avant de laisser sa place , quelques années plus tard à Paul Laurent.
Le 5 mai 1937, l’Amicale des raseteurs voit donc le jour avec, pour président, Charles Gleize et, pour siège social, le Chalet des Arènes.
Désormais les raseteurs, moyennant une cotisation, seront secourus en cas de blessure.
Organisateurs et manadiers collaborent en versant une participation.
Les soutiens officiels ne manquent pas : Fernand Granon, le manadier, Pierre Vignon, qui deviendra le chef de la chronique taurine à Midi Libre, Gerboux, maire de Beaucaire qui fut d’ailleurs nommé président d’honneur de l’amicale.
L’amicale a également servi, pendant plusieurs années d’organe officiel d’expression des raseteurs, mais son rôle premier étant la mutualité, les tenues blanches créeront l’actuelle Association des Raseteurs, vers les années 50, pour traiter de leurs problèmes professionnels.
L’assemblée générale du 7 décembre 1986
Autour du bureau de l’amicale étaient réunis Jérôme Vigne, président de la FFCC, Jean Pierre Cambi, adjoint au maire de Beaucaire, de nombreux raseteurs, mais aussi beaucoup de représentants de clubs taurins, et la plupart des chroniqueurs taurins.
— Les statistiques présentées pour la saison 1986 :
– 704 courses (une trentaine ont été annulées)
– 155 raseteurs y ont participé (contre 176 en 1985)
– 37 blessures, contre 47 l’an dernier, mais 188 semaines d’arrêt de piste, au lieu de 180 en 1985.
La gravité des blessures est plus importante chez les jeunes, 12 d’entre eux ont été blessés, mais ils totalisent a eux seul 72 semaines d’arrêt et 73 jours d’hôpital.
Le Trésorier note :
un léger déficit étant apparu dans les comptes de l’amicale, malgré la forte augmentation des cotisations des raseteurs en 1986, le trésorier a fait remarquer que les cotisations des organisateurs n’avaient pas bougé depuis des années.
Il propose une augmentation de 30 francs par course en moyenne. Proposition approuvée par l’assemblée et qui sera soumise à l’avis de la FFCC.
Renouvellement du bureau, nouveaux membres :
- Isouard Jean Claude,
–  Martinez Mariano,
– Travaglini Alain,
– Trémolière Jean-Claude,
– Zerti Alain.
Le cinquantième anniversaire de l’amicale sera célébré l’an prochain et Jean-Pierre Cambi a promis le soutien actif de la municipalité de Beaucaire.
Et c’est sur ces belles paroles que se termine cette assemblée 1986.
Ecrit par Jean RIBOT, le 21 avril, 2020

Ferrade du 13 juin 2020

Communiqué :
« Pour information,
après une concertation entre le bureau du club des anciens Razeteurs , a été prise la décision d’annuler – à contre cœur – la ferrade du 13 Juin 2020 qui devait se faire à la manade Gillet.
Nous pensons qu’il est plus raisonnable de la reporter à l’an prochain même lieu, et même Raseteur mis à l’honneur .
Nous remercions Maeva Martel et Michel Martel référents pour la Provence qui avaient mis tout en oeuvre afin que nous passions avec nos adhérents une bonne journée de bouvine chez la famille Gillet.
Pour le restant des manifestations ,toutes celles qui se rapportent aux courses , Capelade , ou remise de gerbes sont pour l’instant en attente d’une reprise .
Le voyage à Lourdes et la sortie au mois de Novembre à la manade Boch , sont toujours d’actualité .
Prenez soin de vous .

Pour Jacques le président, Jeannot le secrétaire

 

Ecrit par Salva, le 17 avril, 2020

RUIZ François

François RUIZ dit Tourle habitait Vauvert, il est né le 7 mars 1925 à Miramas dans les Bouches-du-Rhône.
Cependant, il est venu très jeune avec ses parents en pays de bouvine.
A Vauvert, il a été vite en contact avec les milieux taurins et, comme la plupart des jeunes du village, ne manquait aucune occasion de courir après les taureaux, soit sur le parcours des « abrivado » et « bandido » soit aux Arènes de la grand’place, aux courses organisées pour la jeunesse.

Naturellement, les grandes courses avec cocardiers l’attiraient aussi beaucoup, et souvent, il suivait dans les Arènes de la région les raseteurs locaux Antonin AZAIS, et FELIX d’Alzon.
Il prit ainsi goût aux courses camarguaises et sa passion pour les taureaux ne fit que grandir jusqu’au jour où il décida de revêtir la tenue blanche pour « la fé di biou » certes, mais aussi pour gagner quelques sous.

JPEG - 70.8 ko
F. Ruiz : 1er au 2ème rang à gauche

LES GRANDS DÉBUTS A LUNEL.
Après divers essais dans les courses de taureaux jeunes, François RUIZ fit ses grands débuts en tenue blanche et dans une grande piste, aux Arènes de Lunel, dans une course royale avec André DOULAUD, et FIDANI, au début de la saison taurine 1947.
Il avait 22 ans et un peu le trac aux côtés des grands noms de la tauromachie provençale. Mais le jeune RUIZ ne se laissa pas longtemps intimider et offrit même au public quelques rasets qui soulevèrent les applaudissements.

C’est que François RUIZ avait un style qui donnait le plus souvent l’avantage aux taureaux dans le genre « droit au but » pour arriver le plus vite possible à la tête du taureau sans trop se préoccuper de ce que l’on appelle « la sortie » du raset ou l’art de l’esquive après le coup de crochet.

Ainsi RUIZ était souvent serré de près, en de terribles enfermées le plus souvent Ponctuées aux planches.
Notre Vauverdois s’aguerrit au contact des grandes pistes et des grands de la course camarguaise, jusqu’à son premier grand succès, toujours à Lunel, ses Arènes préférées, début 1948, face aux grands cocardiers de la super-royale de Blatière, dans laquelle on trouvaient, entr’autres MECANO, VANNEAU et le fameux GANDAR.

Deux taureaux lui plaisaient particulièrement, MECANO de Blatière et MOUNLA de Lafont.

Deux cocardiers comme il n’y en a plus maintenant, deux cocardiers qui se gardaient terriblement toujours très près des planches qu’il fallait consentir dans leur terrain, mais qui ripostaient alors très violemment et jouaient dangereusement des cornes.
C’étaient des taureaux qui, même en ce temps là, n’étaient pas très prisés des raseteurs, mais RUIZ, dans son style particulier en avait pris la mesure et les affrontait sans complexe.
François RUIZ se plait d’ailleurs à raconter une course à St Gilles où il raseta pratiquement seul MECANO et MOUNLA, les autres raseteurs plutôt découragés lui servant de tourneurs.
Il se souvient aussi de deux coupes qu’il a gagnées avec brio à Mauguio et Eyragues et qui lui ont fait énormément plaisir.

JPEG - 204.2 ko
Un raset de F. Ruiz en 1958 sur le Parc à Ballon, Vauvert

LE RASETEUR AUX QUINZE BLESSURES
Mais RUIZ n’a pas que de bons souvenirs à raconter. Il a payé un lourd tribut aux jeux de l’arène et peut montrer de nombreuses cicatrices sur tout le corps.
En tauromachie, on ne prend pas des risques énormes sans être blessé, d’autant plus qu’en ce temps là, beaucoup de cocardiers étaient de redoutables escrimeurs. Ainsi RUIZ a été blessé une quinzaine de fois, le plus sérieusement par MECANO de Blatière, BRAMAIRE et JUIF de Jean Lafont, BAJAN à Chateaurenard, NIMOIS à St Christol et aussi par un taureau jeune au Cailar.

Il a donc séjourné plusieurs fois à l’hôpital, mais jamais cela ne lui a fait perdre son moral et après chaque blessure, il lui tardait de revêtir la tenue blanche et on l’a même vu courir aux taureaux, alors qu’il était encore boiteux.
Passion Bouvine ou appât du gain, toujours est-il que RUIZ ne vivait à cette époque que pour les taureaux.

TOURNEUR DE FALOMIR et PASCAL.

Mais un jour, il fallut bien, cependant, raccrocher et en 1956, François RUIZ cessa de raseter.
Il devint le tourneur de Falomir pendant deux ans, puis de Roger Pascal pendant trois ans, ce dont, actuellement il est très fier.
Ainsi se termina la carrière taurine, méritante et souvent émouvante du raseteur vauverdois François RUIZ qui continue à aimer les taureaux difficiles, du genre de ceux qu’il affectionnait tels VENTADOUR de Lafont, LIEUTENANT de Loustheau-Rouquette, PASCALET de Rebuffat et VALLESPIR de Blatière.
Chez les raseteurs, il a une profonde admiration pour Patrick Castro et apprécie particulièrement les jeunes Chomel, Tognetti et Jacky Siméon.

François RUIZ, raseteur d’époque révolue mérite qu’on ne l’oublie pas.


Le « Club des Anciens Razeteurs » n’oublie personne et sous l’égide de  Charles Fidani qui fut remplacé par Roger Pascal en 2006 lequel qui a cédé sa place à Jacques Roumajon – a apposé le 13 août 1989 une plaque souvenir pour lui rendre hommage sur la Place, mythique, du Parc à Ballon à Vauvert :

Ecrit par Salva, le 17 avril, 2020

Gérard MARTIN de Brignon

On dit de lui qu’il a le derrière le plus cousu du département du Gard !

x

Vous le verrez arpenter les contre-pistes de toutes les arènes dans le monde de la bouvine, les mains croisées dans le dos, tenue atypique de ce garçon.
Vous savez que l’on vous parle de Gérard Martin le Brignonais, il a été un combattant sans peur de tous les taureaux dans toutes les pistes de France.

Gérard MARTIN naquit le 4 mars 1929 et à émigré a quelques encablures de là, à Brignon.
C’est le plus passionné des quatre, il parle de bouvine avec fébrilité et volubilité. Qui ne l’a jamais vu en contre piste, avec un certain nombre de ses documents attestant de ses exploits en courses ; sous le bras, documents authentiques et précieusement conservés.
Le temps de lui dire bonjour et le voilà vous racontant sa carrière.

C’est assurément le plus perforé des quatre comparses, sans compter les bosses, plus de 20 blessures dont au moins 15 de graves, mais cela ne l’a pas empêché de continuer tout au contraire.

Un taureau l’a blessé a plusieurs reprises ; Janot, de Bilhau, il avait débuté avec lui à Cruviès, alors qu’il était quatren.
C’était un plan de charrettes comme il y en avait beaucoup à l’époque.
« Janot, à force de me poursuivre au cours des ans, a fini par me connaître, car un taureau c’est intelligent et une sorte d’amitié était née entre nous et c’est la raison pour laquelle il ne m’a pas tué, car il aurait pu, tant sa force et son astuce étaient grands ».
Ainsi parle Martin.

Une de ses toutes premières blessures de Janot, en 1952, se déroula à St Gilles, où il se fit transpercer une fesse.

Immense triomphe pour les courses d’août 1953 à St Géniès, à Lunel pour une course des pensionnaires des frères Raynaud avec Évêque, Régisseur et Colonial qui fut un adversaire idéal pour notre intrépide raseteur.
Où ce taureau entendit a maintes reprises Carmen et, où le jeune Martin lui, était réclamé en piste et il fut ovationné, ce qui de nos jours n’est plus du tout d’actualité.

Martin, malgré son petit gabarit se produisit à Châteaurenard, Beaucaire et autres grandes pistes.
Voilà un passionné de chez passionné, intarissable, même si bien souvent ce ne sont que les mêmes histoires, mais quelle importance ; cette mémoire vivante nous transmet sa passion, Merci Mr MARTIN.

Ecrit par Salva, le 22 mars, 2020

1981: DUREAU Jean-Paul arrête…

x
Le 6 juillet aux arènes d’Arles, Marcel Pol rencontre le raseteur de Mollèges, Jean-Paul Dureau gravement blessé au ventre avec lésions à l’estomac et au foie, par le taureau Bramaire de la manade Saumade, aux arènes de Vergèze le 28 mai dernier (1981 Ndlr).
Bien remis de ses blessures, mais encore convalescent, Jean-Paul Dureau assistait avec le sourire à la Cocarde d’Or.
Agé maintenant de 35 ans, il lui annonça sa ferme décision d’arrêter là sa carrière de raseteur.
Artisan maçon avec ses frères, sa reconversion était donc déjà toute tracée et bien établie, pour lui conseiller sagement d’abandonner la tenue blanche et les pistes de nos arènes.
Un bon et sympathique raseteur toujours très correct, laisse la place aux jeunes.
Il nous restera les souvenirs photographiques des grands coups de barrière qu’il fit accomplir à de nombreux cocardiers, et l’éloquent palmarès d’un brillant raseteur qui a gagné :
- le Trophée de l’Aficion en 1977,
– le Trophée de la Saint-Roch à Paludsde-Noves en 1977, 1979 et 1980,
– le Trophée des Olives Vertes à Mouriès en 1975,
– le Trophée Félix Linsolas à Eyguières en 1977,
– le Trophée de la Féria de Pentecôte à Caissargues en 1977,
– le Trophée Louis Thiers en 1977,
– le Gland d’Or à St-Gilles en 1979,
– la Coupe de l’Amitié à Vauvert en 1979,
sans oublier les nombreuses places de second:
– au Trophée de la Ville d’Istres en 1977,
– au Trophée San Juan à St-Martin-de-Crau en 1977,
– au Crochet d’Argent à Fontvieille en 1977,
– au Trophée des Olives Vertes à Mouriès en 1979,
– au Trophée de l’Aficion en 1979.
Un éloquent palmarès, tout à l’honneur de ce raseteur que les afeciouna regretteront de ne plus voir en piste.

Un article de Marcel Pol remanié par nos soins.

x

Jean-Paul Dureau lors du dernier hommage rendu à Vincent Pélissier le 5 août 2016


 Nous l’avons honoré en 2008:

x
x

Ecrit par Salva, le 22 janvier, 2020

Lourdes 2020
pèlerinage des Gardians

 Le pèlerinage des Gardians à Lourdes se fera cette année du
vendredi 23 octobre au 26 octobre 2020

Maquette-6-Site

Programme:

x

 

Ecrit par Salva, le 20 janvier, 2020

1985-CARTHONNET Jean

Jean Carthonnet a été mis à l’honneur par notre club des anciens Razeteurs le 26 Novembre 2000 à Lunel lors du traditionnel repas de fin d’année.
C’était sous la présidence de Charles Fidani.
Ce jour là un autre Razeteur fut mis à l’honneur le Pescalune: Henri Otalora .

 

De tous temps, la course camarguaise a fourni au public afeciouna un lot important d’hommes capables de le faire s’émouvoir.
Qu’ils soient têtes d’affiche ou de second plan, tous les raseteurs possèdent une certaine dose de courage pour descendre dans une arène et affronter les taureaux.

x

Jean Carthonnet dit Janot est né à Raphèle-les-Arles en janvier 1938.

Très jeune, il a la passion des taureaux et participe à de nombreuses ferrades et courses de nuit.
A 22 ans, il termine son service militaire et court quelques temps aux emboulés.
En juin 1965, Janot se rend à Saint-Rémy-de-Provence pour affronter ses premiers taureaux, cornes nues. Cette première course en blanc est gravée dans sa mémoire.
A l’affiche, il y a le fougueux Aiguilleur, de Chauvet-Chapelle, à qui il fera la cocarde.
Janot termine la saison 1965 à Méjanes où il est engagé en compagnie de San Juan, Moran, Pando et Dumas.

De 1966 à 1969, Janot court essentiellement dans les arènes de Méjanes lors de spectacles mixtes, mais participe également à des courses organisées par les Clubs Taurins Paul Ricard dans d’autres arènes comme Châteaurenard, Mouriès…
Ces courses sont dures car il y a très peu de raseteurs engagés (3 ou 4).

La saison 1970 est moyenne pour lui, il termine dans les dix premiers au petit trophée des raseteurs malgré une pointe dans le mollet infligée par Javannais de Grand.

1971 sera la consécration et sa meilleure saison.
Il débute l’année à Redessan pour la 1ère course du Trident d’Or où il totalise une dizaine de points sur la tête de Voltigeur (Barin), ce jour-là excellent pour un taureau jeune.
Le dimanche d’après, il se rend à Salin-de-Giraud. A l’afffiche on trouve Saint-Laurentin d’Henri Aubanel et Caballero de Bernard Lautier.

Grâce à la bravoure du premier et malgré la dureté du second, Janot marque 30 points dans l’après-midi et se retrouve premier au Crochet d’Or. Il décide donc de continuer à courir pour ce trophée qu’il gagne lors de la Finale à Fourgues où Georges Ribaud remporte le Trident d’Or avec Mandarin, Fourcaten et Cousin face à la manade Fabre-Mailhan qui sort Braconnier, taureau préféré de Janot.

C’est Monsieur Blancal, bijoutier à Nîmes, qui remet à Janot le Crochet d’Or pour sa victoire dans ce trophée.

x

L’année 1972 est pour Janot une bonne année, sans éclat, mais honnête.
Jacques Bouchité remporte le Crochet d’Or pour la 3e fois et le garde définitivement comme le prévoit le règlement.

1973 est une année néfaste pour Janot.
Pâtissier de son métier, le dimanche il travaille jusqu’à 11 heures, prend un peu de repos et va courir aux taureaux.
Le 10 juin 1973, il termine tard son travail pour préparer les communions, et au lieu d’aller courir à Garons où il est engagé, préfère se rendre à Marguerittes qui organise une course secondaire dans le cadre de la Féria nîmoise.
La course est composée notamment de Wisky de Pierre Aubanel.
Taureau dur et réservé que personne n’ose attaquer. Après une combinaison avec le gaucher Saragoza, Janot s’engage pour un raset à droite.
Hélas le taureau lui coupe le terrain, le rattrape et le déséquilibre avant la barrière. Wisky lui inflige 4 ou 5 coups de corne, dont un très mauvais qui lui mâche le nerf crural, ce qui a pour conséquence l’atrophie de la jambe.

Janot consulte de nombreux spécialistes mais le diagnostic est sans appel, la guérison est très longue et la récupération du mouvement n’est jamais à 100%.
Après avoir couru pendant une dizaine d’années, la carrière de Jean Carthonnet se termine sur un coup du sort.

Janot aimait bien les taureaux qui venaient fort comme Braconnier de Fabre-Mailhan, Aiguilleur de Chauvet-Chapelle, Libertin de Cambi, Loupiot et Mirko de Laurent et en général tous les taureaux de Paul Ricard.
Il aimait moins ceux qui coupaient le terrain comme Galoubet de Chapelle.

Pour lui sa meilleure course s’est déroulée le 12 novembre 1972 à Mouriès avec Marquis et Dauphin de Laurent.
Il garde de bons souvenirs des rasets qu’il a effectué à Rami ou Goya en 1970 même si ce fut sans attribut.

S’il n’a pas marqué son époque par son style, Jean Carthonnet a marqué de son sang son passage dans l’arène.
Installé depuis 8 ans comme pâtissier à Raphèle-les-Arles, il est marié et père de deux garçons.

Si un jour, vous dégustez un gâteau de Janot, jetez un œil sur le couvercle de la boîte, la tête de taureau c’est : Loupiot.

Post-Scriptum:
Un article de Bernard Gourgeon écrit en 1984.
Ecrit par Salva, le 17 janvier, 2020

Éloge panégyrique du Club à Gérard Louys.

Le discours fut prononcé par Jacques Roumajon, président du Club des Anciens Razeteurs.

Logo-160x160
« Fils d’agriculteur, Gérard Louys est né en Arles le 29 octobre 1948.
Son père Jacques Louys, le mène souvent avec lui au domaine de Méjanes où il lui fait découvrir la chasse et les taureaux, deux passions qui l’accompagneront tout au long de sa vie.
A l’âge de 14 ANS il intègre l’école taurine de Méjanes dirigée par MORAND, auquel succédera Francis SANJUAN, aux côtés d’Emile DUMAS , Gérard MASSOL , CASTELLAS (père) MARTINEZ, DANIEL, etc… Ses premières années ne seront pas faciles mais à force de ténacité et les conseils avisés de son idole et maître Francis SANJUAN, il parvient à razeter tous les cocardiers de la royale de Méjanes, avec le célèbre FOURMIGUO, un bulldozer des barrières.
Au fil des barrières il prend de l’assurance et il court dans toutes les pistes devant les cocardiers : TAMBOURIN. AIGUILLEUR. SAN GILLEN. VALLESPIR. VERGEZOIS. GARDON. RAMI. CAILAREN. Etc…
Doté d’une technique exceptionnelle, doublée d’une parfaite connaissance taurine, il pouvait se permettre de s’adapter à tous les taureaux, dans toutes les pistes, ce qui faisait de lui un concurrent sérieux à toutes les compétitions, pour les autres razeteur qui ne se privaient pas de faire équipe avec lui.
PATRICK CASTRO. EMILE DUMAS. JOEL PASSEMARD. JEAN JOUANNET. GEORGES RADO, plus tard avec les jeunes au trophée des As.
DANIEL PELLEGRIN. GERARD BARBEYRAC. JEAN PAUL DURREAU. ROBERT MARCHAND. MICHEL MARTEL. ALAIN ZERTI. LOUIS RACHET. Les frères DEMISSY au trophée de l’aficion.
Ses principales victoires :
  • Trophée de l’Aficion en 1976 et 1979
  • Crochet d’Argent à Fontvieille en 1972
  • Le Gland d’Or à St Gilles en 1974 ­
  • Gland d’Or à Montfrin en 1975,
    ainsi que la Clairette d’Or à Bellegarde la même année dans sa ville d’Arles
  • A la cocarde d’Or en 1973 il se classe 3éme
  • En 1977 il finit 2éme
  • Il remporte 4 fois le prix des arlésiens.
Comme tous les razeteurs, les victoires, bien souvent, se conjuguent avec les blessures.
  • GALOUBET de Chauvet-Chapelle 3 coups de cornes
  • MIRKO de Laurent le blesse à la cuisse
  • CABUSSAOU de Raynaud au bras
  • PLUTON de Lafont dans le mollet une 1ère fois à la cuisse une 2éme fois, l’année suivante.
Malgré ce, la passion pour le taureau ne le quitte pas. Avec tout son bagage taurin, il se permet de lever les garrots mis en compétition. À Méjanes d’abord où il apprend, à Vauvert ensuite, à GITAN de Lafont il enlève le garrot qu’il offre à un spécialiste de l’époque JULIEN REY et l’année suivante il enlève celui de LUZIGNAN de Lafont
A MIRAMAS il travaille les 6 taureaux porteurs de la devise.
Quelquefois incompris par une partie du public, de par ses razets calculés, il pouvait renverser l’opinion en sa faveur par 2 ou 3 razets de grande classe.
Téméraire, fantaisiste, désintéressé, brave, tels sont les qualificatifs prêtés par le chroniqueur taurin MANU PERO ­- quelle justesse de jugement – il était tout ça à la fois.
GERARD laisse l’image de quelqu’un qui aimait sa vie, qui aimait partager les moments de joie, les moments de fête, les moments d’amitié.
GERARD les razeteurs sont tous fiers que tu nous aies eu comme ami.
Que cette dernières capelado te mène auprès de ceux qui t’ont aimé, auprès de ceux que tu as aimé.
Le club des Anciens razeteurs présente ses sincères condoléances à ta famille.
Un dernier Carmen pour le razeteur GERARD LOUYS ! »
Ecrit par Jean RIBOT, le 11 janvier, 2020

Première réunion de Bureau 2020

Ce vendredi 10 janvier 2020 dès 18h30, s’est déroulée au Bar des Halles – tenu par Frédéric Durand – la première réunion de Bureau de l’année du Club des Anciens Razeteurs.

Voici un court compte-rendu pour vous tenir au courant des travaux.

Dans les grandes lignes:
– Michel Martel Vice président pour la Provence a en charge de créer une équipe autour de lui afin d’organiser la ferrade qui aura lieu le 13 Juin 2020 à la manade Gillet.
Il doit voir pour le traiteur, pour une animation (Peña) ainsi que le déroulement de la journée: réception des invités au déjeuner , la ferrade , préparation de l’apéritif, mise en place de la salle pour le repas .

Distribution des cartes 2020 ainsi que des macarons à chacun des membres du bureau qui auront la charge d’en effectuer la vente.

Question a été posée pour la remise d’une plaque sur la tombe de Norbert Geneste dans le courant de l’année 2020.

Organisation du voyage pour le pélerinage des gardians à Lourdes en fin octobre 2020 sur le week-end.
Départ le Vendredi et retour le Lundi dans l’après-midi.
Nous afficherons le programme dès que nous aurons finalisé le coût du voyage .

Nous avons ensuite prévu les différentes dates où les membres du club doivent participer .
Nous donnerons les dates et heures des manifestation avant la fin Janvier.

Jeannot

 photos Salva